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Il était jadis un personnage du nom d'Anzar. C'était le maitre de la pluie.
Il désirait épouser une jeune fille d'une merveilleuse beauté :
comme la lune dans le ciel, elle brillait sur terre.
Son visage était resplendissant, son vêtement d'une soie chatoyante.
Elle avait l'habitude de se baigner dans une rivière au reflets d'argent.
Quand le Maitre de la pluie descendait sur terre et s'approchait d'elle, elle prenait peur et lui se retirait. Un jour, il finit
par lui dire :
Tel l'éclair, j'ai fendu l'immensité du ciel,
O toi, étoile plus brillante que les autres,
donnes moi donc le trésor qui est tien
sinon je te priverai de cette eau.
La jeune fille lui répondit :
Je t'en supplie, Maitre des eaux,
au front couronné de corail,(je le sait)nous sommes faits l'un pour l'autre
mais je redoute le "qu'en dira-t-on"
A ces mots, le Maitre de l'eau tourna brusquement la bague qu'il portait
au doigt : soudain la rivière tarit et il disparut.
La jeune fille poussa un cri et fondit en larmes. Alors, elle se dépouilla
de sa robe de soie et resta toute nue. Et elle cria vers le ciel :
O Anzar, O Anzar
O toi, floraison des prairies,
Laisse à nouveau couler la rivière,
et viens prendre ta revanche !
A l'instant même, elle vit le Maitre de l'eau sous l'aspect d'un éclair immense.
Il serra contre lui la jeune fille : la rivière se remit à couler et toute la terre se couvrit de verdure.
Voilà l'origine de cette coutume :en cas de sécheresse on célèbre sans tarder Anzar et la fille choisie pour la circonstance doit s'offrir nue.
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